Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:44

Salut la compagnie!

J'avais envie de vous faire un petit topo de notre situation actuelle à Montréal.

On est toujours plus qu'heureux dans notre beau petit appart. On aime le quartier, et puis on remarque qu'on nous rend plus volontiers visite depuis qu'on habite plus dans un coin pommé. On a vraiment tout à proximité, même un gigantesque magasin de musique où Mr Croze a tout récemment craqué pour une guitare électrique blanche (je l'appelle son I-tare du coup) et un petit ampli...

Mais il l'a bien méritée sa guitare. En effet, on ne peut pas dire que c'était la grande forme pour lui il y a deux semaines. Il lui a fallu se rendre à l'évidence qu'il ne pouvait plus continuer à travailler sur le projet qui l'occupait principalement. Il était à bout, stressé et déprimé. Trop de pression, l'impression de ne pas pouvoir y arriver. Enfin trop, c'est trop. Alors il a pris son courage à deux mains et il a été trouver son responsable pour lui expliquer ce qui clochait. Heureusement, lui et ses collègues ont été très compréhensifs. Il va donc se concentrer sur un autre projet, sur lequel il travaillait déjà de temps en temps et qui le motive. On peut donc dire que tout est bien qui finit bien pour lui.

Quant à votre chère chroniqueuse adorée, (je ne doute pas un instant que vous savez que je parle de moi ;-) , Alain Delon, sors de ce corps!!!) elle a enfin trouvé un job! Ca a mis le temps, il m'a fallu revoir un peu mes attentes, mais ça y est. I did it. Je vais travailler dans une maison d'édition de manuels scolaires, les éditions de la Chenelière. Le poste que je vais occuper porte l'étrange dénomination de "secrétaire à la production". En gros, je vais gérer les commandes, les demandes de droits d'auteur, etc. Malheureusement pas de tâches de traduction en perspective mais la fonction exige d'avoir un français écrit impeccable. En fait, je me suis inscrite chez Ranstad comme candidate et ils m'ont trouvé ce poste pour 3 semaines, mais il est déjà certain que mon contrat sera prolongé car je remplace une personne qui est, malheureusement pour elle, malade depuis un moment et dont on ne sait pas quand elle sera en mesure de reprendre le travail.

Et toujours côté boulot, j'ai effectué ma première "mission" de traduction la semaine dernière. Mr Croze, cet être exceptionnel qui pense toujours à sa petite femme, m'avait recommandée à son boss comme traductrice. La semaine dernière, j'ai donc été contactée pour traduire un document, un vrai défi car le vocabulaire était très technique et l'échéancier plutôt serré. Mais j'ai eu terminé à temps et d'après le retour du responsable, ma traduction était à la hauteur de ses attentes.

Et maintenant, Cannes oblige, il faut qu'on parle un peu cinéma; passons à la catéorie "Epopée du weekend": c'est le film franco-belge "Je me suis foulée la cheville samedi matin... " qui a remporté la palme d'or de la galère suprême. Vous vous demandez ce que c'est que cette histoire, hein, bon asseyez-vous un moment, allez-vous verser un bon verre ou un bon café/thé brûlant, ça va prendre un moment....

J'étais partie toute motivée à une session de sport d'une heure et demie (cardio, course dans le parc Jarry en face du centre de fitness et puis muscu avec poids, abdo, fessiers). C'est après une session de 30 minutes d'exercice intense à frapper mes petits poings et mes petites jambes dans les airs telle une boxeuse qui se bat contre le miroir que le drame s'est produit. Je trottinais gaiement avec mes congénères sur le trottoir en attendant la prof et là, quand j'ai voulu traverser, la bordure s'est révélée un obstacle infranchissable. Elle m'a vaincue. Mon pied s'est tordu de la plus atroce des façons en faisant un grincement à vous glacer le sang et je me suis retrouvée les mains sur le sol avec tout le reste de mon corps d'ailleurs. Dans un réflexe stupide, j'ai cherché à me mettre debout. Je me suis aussitôt fait rappeler à l'ordre par mes camarades de fitness qui m'ont assisse par terre tandis que je me tenais la cheville en me demandant pourquoi j'avais la nette impression que je flottais dans les airs et si j'étais ou non sur le point de m'évanouir. La prof est finalement arrivée, a rapidement évalué la situation et a décidé de serrer ma chaussure un max pour limiter l'enflement. Puis comme je ne pouvais décidément pas rester sur le bord de la route, je me suis redressée et ai remonté les marches du gym en m'appuyant sur deux épaules compatissantes. Une fois à l'intérieur on m'a installée sur les poufs de l'entrée et la prof a demandé de la glace avant de retirer ma chaussure pour faire un blian des dégâts. Elle m'a sommée de rester là avec le sac de glace sur le pied pendant 15 min. Le groupe est parti au parc continuer l'entrainement. Après quelques instants de réflexion, une fois passé le choc de l'évènement, je me suis dit que je n'avais pas 36 solutions, j'allais devoir appeler Mr Croze à la rescousse. Ce que je fis séance tenante. Sitôt arrivé, il s'est renseigné pour savoir où était le centre médical le plus proche où j'allais pouvoir me faire examiner (ne me demandez pas pourquoi il n'a pas fait ça de la maison, l'émotion je suppose, il était pressé de voler à mon secours sans doute). Une fois localisé, il fallait encore s'y rendre avec moi sautillant sur un pied, j'avais trop peur de poser mon pied à terre. Puis comme je ne pouvais pas sauter sur une jambe sur des kilomètres, Mr Croze a dû me porter sur son dos. Maintenant que j'y pense, on devait offrir un sacré spectacle lui et moi. Moi sur son dos avec mon sac de glace dans une main et ma chaussure dans l'autre et lui, tel un cheval, lesté de mon poids sur son dos. Un spectacle vraiment hilarant, je dois le reconnaître même si j'ai copieusement insulté en marmonnant un gars qui a éclaté de rire en nous voyant. Puis un gentil monsieur passant par là a pris pitié de nous et nous a proposé de nous emmener. On touchait au but, mais il faisait chaud et on n'avait aucune envie l'un comme l'autre de continuer à galérer de la sorte. Une fois arrivés devant la réceptionniste du centre médical, on déchante, il n'y a pas de médecin, on est pas dans le bon centre par rapport à notre code postal, mais la nana semble s'émouvoir devant nos yeux suppliants, parce qu'elle appelle l'infirmière de service pour savoir si elle peut m'examiner. On finit, Mr Croze et moi, par réussir l'exploit de boucler la visite au centre médical, l'achat des béquilles et le retour à la maison en 3 heures top chrono (à partir du moment il quitte la maison après mon coup de fil). Traitement à suivre pour les prochaines 48h: je n'ai pas le droit de poser le pied par terre (vive les béquilles de merde qui te défoncent les dessous de bras, j'en ai des bleus), je dois rester assise avec la jambe levée et mettre de la glace pendant 15 min toutes les 2h. Du coup, Mr Croze fait tout dans l'appart, il s'occupe de moi comme d'un bébé (dieu merci je me lave et me torche toute seule, ma dignité est préservée).

Et nos péripéties ne s'arrêtent pas là car l'infirmière nous avait conseillé, si ma cheville était toujours enflée le lundi matin, de consulter un médecin et de faire une radio pour être certain qu'il n'y ait aucune fracture. Ce matin, ma cheville droite faisait toujours facilement le double de ma cheville gauche. Mr Croze avait repéré le centre médical de notre zone, qui ouvre à 7h30. On s'est donc levés tôt en espérant être tranquilles rapidement avec cette histoire, d'autant plus que Mr Croze devait aller au boulot. Sauf qu'll a dû prendre sa matinée parce que le centre dans lequel on s'est rendus n'ouvrait pas avant 8h en réalité, qu'une fois enfin arrivés au comptoir, on nous a expliqué qu'il n'y avait pas moyen de voir un médecin sans rendez-vous qu'il fallait qu'on aille dans une clinique; une fois arrivés à la clinique il a fallu bien sûr attendre pour qu'on nous enregistre puis attendre que ce soit notre tour de voir l'infirmière chargée d'évaluer les patients, puis que ce soit notre tour de voir le médecin, qui nous a rapidement expédiés. Une prescription d'anti-inflammatoires vite fait, radio, vous ne posez pas le pied pendant une semaine, vous mettez du chaud sur la cheville et c'est tout, c'est Mr Croze qui a remis mon bandage, parce qu'apparemment, lui n'avait pas envie de s'embarasser avec ça. Une fois sortis de là, on n'était pas plus avancés, puisqu'on ne savait toujours pas si j'avais quelque chose de cassé. Il a donc fallu qu'on aille au centre de radiologie. Et de nouveau le même cinéma, accueil et attente. Résultat des courses, pas de fracture (oufffff!), une demie journée de congé bêtement gaspillée, et coût total de l'opération avec la première visite au centre le samedi, les béquilles, la visite au centre médical pour voir le médecin, la radio, et le taxi (parce qu'il fallait perdre le moins de temps possible vu que Mr Croze bosse et qu'il a pas que ça à faire): 316 $ si tout va bien, sur ce montant on devrait se faire rembourser 260 $ parce que pour les béquilles et le taxi, c'est clair qu'on peut se brosser, jamais notre assurance privé ne nous remboursera.

Mais sinon, je vous rassure, on va très bien. Je suis très contente d'aller travailler demain, même si j'angoisse légèrement à l'idée de devoir aller prendre le métro avec mes béquilles, mais je sais que je peux le faire. Y a pas de raison. En plus j'ai appelé Ranstad pour qu'ils préviennent la maison d'édition de ma condition et le gars m'a rassurée en me disant qu'on n'attendrait pas de moi que je fasse des tas de déplacements, que j'avais mon bureau et qu'il y avait un ascenseur. Donc je vais y arriver, puis j'espère qu'avec Mr Croze on partira à la même heure comme ça il me filera un coup de main dans les escaliers. A voir car il ne sait pas encore à quelle heure il doit quitter la maison demain. Si pas, je vais me débrouiller comme une grande. Après tout, c'est lui qui l'a dit tout à l'heure, en me voyant me taper plusieurs blocs pour aller au centre radio, en forçant comme une ourse sur les bras, je suis une warrior (une guerrière quoi). D'ailleurs, c'est un sacré guerrier lui aussi. 

Je vous laisse sur cette note un brin admirative, complètement in love et je vous dis à la prochaine!

Par Mme Croze - Publié dans : Au fil des jours
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 10:32

Bien le bonjour à vous, lecteurs et lectrices adorés!

 

Ceci aurait dû être fait depuis bien longtemps, tellement longtemps d'ailleurs que les photos ci-dessous ont été prises dans notre ancien "atelier/repère". Il est temps que je rendre justice à l'immense talent de Mr Croze (Et puis je ne vous raconte pas la pression qu'il m'a mise pour que je me décide enfin à rédiger ce billet...). Il n'y a pas que moi qui me suis lancée dans la création. Alors ça y, ENFIN, aujourd'hui je vous livre la première oeuvre originale de ma douce moitié. Bon je lui ai donné un petit coup de main, certes. Mais tout le crédit revient à celui qui imagine et dessine. Pour les parties sur lesquelles j'ai travaillé, je ne fus que la modeste exécutante des instructions du maestro.

 

Commes vous êtes mignons, je vous montre le maître à l'oeuvre:

 

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Et maintenant, lever de rideau, l'instant de révélation... Tadaaaaaaaaaa:

 

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L'artiste a tenu à ce que je mentionne le nom de l'oeuvre, "Oh merde, je suis trop grande". Je ne sais trop s'il s'agit d'une référence taquine à ma propre taille de nain de jardin, qui le sollicite toujours pour attraper les objets de la dernière planche des armoires... Quoiqu'il en soit, j'aime beaucoup le résultat. Et vous, qu'en pensez-vous?

 

Et parce que vous le valez bien, je vous offre un petit bonus, les coulisses de la réalisation de l'oeuvre, ou le coup classique de l'atelier peinture qui dégénère...

 

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Sur ces magnifiques (n'est-ce pas?) exemples de body painting, je tire ma révérence et vous donne rendez-vous au prochain article. 

 

Portez-vous bien!

Par Mme Croze - Publié dans : Au fil des jours
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 12:51

Bonjour amis d'Europe et d'ailleurs,

Voilà, aujourd'hui, Mr Croze et moi, on déménage!

Je suis, bien sûr, ne vous en déplaise, obligée de vous raconter par le menu toutes les péripéties qui nous conduisirent à ce dénouement.

Ca fait un moment que ça nous trottait dans la tête, enfin ça trottait dans la mienne surtout, faut bien l'avouer, c'est moi l'éternelle insatisfaite... Mr Croze s'accomode mieux de son sort, tout accaparé qu'il est par son travail. J'avais envie de changer d'air, de vivre un peu plus près du "cool side" de la ville, de prendre mieux son pouls. Parce que, faut bien se l'avouer, notre quartier est pas le plus funky qui existe. Et puis on aime tellement Mr Croze et moi, faire nos courses au marché Jean Talon, on se disait que ce serait bien sympa de pouvoir y aller à pied, que ça serait mieux aussi de pas être obligés de prendre un taxi pour rentrer d'une soirée au Plateau ou dans le Mile End parce que cette c... de ligne de métro bleue ferme à peine minuit sonné...

Bref, pour toutes ces raisons, on avait la bougeotte. Je me disais aussi que tout ce temps disponible que j'avais, ce serait vraiment trop bête de pas le mettre à profit pour nous trouver un nouveau logis. A condition qu'on trouve un endroit où le loyer serait équivalent ou presque à celui qu'on paie actuellement pare qu'on vit toujours avec un salaire et quelques allocs pour 2.

Je ne pouvais pas m'imaginer, la fin de semaine dernière, quelle chaîne d'évènements en cascade j'allais enclencher en faisant défiler et en cliquant sur les annonces Kijiji (un site d'annonces gratuites de particuliers à particuliers, je continue de vous instruire). J'ai passé plus d'une journée à regarder des milliers (j'exagère à peine) d'annonces. Mes critères de sélections étant suffisamment stricts, il ne restait qu'une dizaine de finalistes que je fis défiler pour inspection par l'implacable Mr Croze, encore plus exigeant que moi. On tombait à 4 appartements.

Ni une ni deux, j'appelai toutes affaires cessantes les personnes de contact afin de me faire un programme de visite pour la semaine à venir. A ce stade-ci du récit, il faut que je vous dise que j'avais déjà eu un coup de foudre. Un adorable petit 4 1/2 (je convertis: 4 pièces distinctes plus salle de bains, c'est le 1/2, elle ne compte pas comme une pièce entière, c'est comme ça, heureusement ceci n'est pas révélateur de l'importance qu'accorde les québécois à leur hygiène corporelle) meublé et décoré avec goût, du moins d'après les photos et situé à 5 min du métro Jean Talon, croisement entre la ligne bleue et orange, à 9 minutes à pied du marché Jean Talon. Ca faisait beaucoup d'atouts pour un seul appartement, alors je décidais, comme pour un gars qu'on meurt d'envie d'arriver à séduire, de pas m'emballer parce qu'aussi débordant qu'était mon enthousiasme, aussi amère pourrait être ma déception s'il me filait entre les doigts...

Après quelques coups de fils, j'avais 3 rendez-vous. Un le lundi et deux le mardi, dont un pour la visite de la petite merveille, objet de ma convoitise. Le seul hic était qu'il se libérait le 1er mai et que le propriétaire voulait trouver quelqu'un pour l'occuper une fois le locataire précédent parti. Des complications en perspective, mais je ne me laissais pas démonter pour si peu. Le weekend, la perspective de ma prospection me réjouissait d'avance. Malheureusement, le dimanche je commençais à sentir les premiers symptômes d'une vilaine petite crève ou d'un sale virus miner ma grande forme. J'enrageais déjà à l'idée de devoir restée clouée au lit et de devoir annuler mes rendez-vous me faisant perdre mon occasion de me positionner avantageusement dans la liste des futurs locataires du XX rue Machin-Bidule-Truc (au cas où des personnes malintentionnées liraient ce blog, vous comprendrez que je ne peux pas écrire ici notre nouvelle adresse, ne vous inquiétez pas, je la fournirai par email aux parents et amis, notez la bien pour toute livraison de thé Mariage Frères, de caisse de Veuve Cliquot et de chocolats Marcolini).

Le lundi venu, je décidais que j'étais suffisamment en forme pour aller visiter le 1er appartement de la liste. Je passerais brièvement sur celui-là. Déception totale. Bien qu'idéalement situé, il se révéla bien différent des photos de l'annonce. Non meublé, le locataire qui me fit visiter se disait prêt à me laisser quelques meubes à l'exception du lit (il voulait garder son lit car il se méfie des punaises de lit et oui, il y a des punaises de lit à Montréal yakyakyak) mais vu sa conception pour le moins spartiate de l'ameublement, ça ne m'aurait pas vraiment avancée, des tâches d'humidité sur le plafond dans la cuisine, la vue très décevante du petit balcon à l'arrière, le trou dans le plâtre au niveau de la barre du rideau du salon, cette fois ça faisait beaucoup d'inconvénients pour un seul appartement... Non, non et non, je le biffai quatre fois dans ma liste.

Je rentrais trempée et frigorifiée à la maison et ne fis rien d'autre que végéter dans le divan, grelottante sous le plaid devant La Grande Vadrouille et les Aventures de Rabbi Jacob. Pas la grande forme quoi. Je filai au lit dès 21h. Je devais me reposer si je voulais être en état d'aller voir les deux apparts du mardi.

Premier appart, pas mal, bien meublé, la cuisine donnant sur une mini-véranda et un petit bout de jardin mais localisé dans un quartier calme, très calme (et moi j'aime quand c'est un peu plus moins calme) et surtout loin, très loin de la station de métro la plus proche (bien que ce soit pas forcément le mot que je devrais utiliser dans ce cas-ci). Donc non. Je le biffai une fois dans ma liste.

Après m'être pris une bonne drache sur le dos, je prends le bus puis le métro et je me réfugie dans un Tim Hortons (chaîne de cafés à emporter, genre Starbucks version plus cheap)près de Jean Talon pour attendre l'heure de la 2e visite de la journée en priant (oui alors là maman, je t'entends déjà, ah tiens toi tu pries blabla, c'est une façon de parler on va pas s'emballer hein ;-)) pour que 1) il arrête de pleuvoir pour que je sois pas trempée comme une soupe en attendant le proprio, que 2) l'appart soit aussi canon que sur les photos, que 3) le proprio soit arrangeant au niveau des dates parce que, quand même le 1er mai, ça va faire serré, vu qu'on est fin avril... Mes trois souhaits seront finalement excaucés. Merci Madame la Fée! L'appart est super, le proprio super sympa, il est OK pour être un peu flex sur les dates, je promets de le tenir au courant le plus vite possible et je joue franc jeu avec lui, je lui explique qu'il faut que je voie avec ma proprio vu que j'ai signé un bail d'un an. Je n'ai presque plus envie de partir. Le gars est tellement cool qu'il propose de me rapprocher de chez moi en voiture.

Le soir, Mr Croze rentre et je lui fais mon rapport. Il me fait confiance, c'est un peu une habitude que je visite les apparts pour nous deux. Là, on se dit qu'il y a pas 36 solutions, faut qu'on aille discuter avec la proprio et qu'on lui dise cash qu'on veut se barrer, le plus vite possible. On a un peu peur de sa réaction, parce que bon on est fin avril, on lui annonce comme ça qu'on crisse notre camp le 1er mai et elle a personne pour nous remplacer, elle risque de pas la trouver bonne... Au final, elle prend pas trop mal les choses et reste pragmatique. Il faut qu'on trouve quelqu'un pour reprendre l'appart à notre place. Alors on remonte chez nous et je matraque des annonces en français, en anglais sur Kijiji, Craigslist et PVTistes. Petit coup de fil au potentiel futur proprio qui accepte de "laisser les choses en suspens" le temps de voir le résultat des annonces que j'ai publiées.

Le lendemain, coups de fils, emails, plus ou moins sérieux, plus ou moins intéressants. Bref, le soir on a 2 visites. Un gars qui veut louer l'appart 2 mois (c'est le minimum requis par la proprio qui fait aussi des loc temporaires) avec sa femme et sa fille le temps d'emménager dans un autre appart qui ne se libère qu'en juillet. La proprio lui fait visiter l'appart, mais alors je bous intérieurement de voir comment elle le traite, elle est à peine aimable, je n'en crois pas mes yeux, je me demande si ce n'est pas simplement parce qu'il parle anglais et pas français. A ce train-là, on risque pas de trouver preneur!! Puis je finis par comprendre, il a une tête qui ne lui revient pas, elle sent qu'il cache quelque chose et elle lui pose LA question dans son anglais approximatif: "Vous avez un chien?" Me demandez pas comment cette vieille renarde a su que c'était un chient qu'il avait le gars, mais là il se grille définitivement en répondant "Yes I have a dog". Le con. Il était pourtant très clairement spécifié dans l'annonce que les animaux n'étaient pas acceptés. Je reste baba du flair de ma logeuse et je croise les doigts pour que les visiteurs suivants lui plaisent: un couple de jeunes français fraîchement débarqués qui se cherchent une adresse pour 2 mois, pour éviter d'avoir à squatter chez leurs amis plus longtemps, le temps de trouver du travail et de se trouver un autre appart où s'établir définitivement. Et là, changement radical de ton du côté de ma proprio, elle est tout sucre tout miel, elle me les bichonne les petits, au poil! Je reste en retrait, réponds à quelques questions sur le quartier mais, après la démonstration de la 1ère visite, j'ai compris qu'elle connaissait son affaire alors je la laisse gérer. Ils repartent en promettant de donner une réponse le soir même, le temps de discuter tous les 2 et sans doute aussi de consulter leurs amis. 

Je suis littéralement à la torture, l'attente est insupportable. Mais CRISSSS ils en mettent du temps pour se décider! Je vais des aller-retours dans l'appartement, j'ai toutes les peines du monde à m'intéresser au Grand Journal de Canal, alors, alors... Et là, alors que je n'y croyais plus. Trrrrrzzzzzzzzzzzzz (je vous jure que c'est le bruit que fait notre sonnette, désagréable, mais efficace, on l'entend même sous la douche) Alleluia! (Caliss cette éducation catholique me colle décidément à la peau) C'est Mme Robert qui s'en vient nous donner la réponse des, on l'espère, futurs locataires. Ils le prennent, ils viennent le lendemain matin déposer la caution. Je jubile, j'exulte. Yeeeeeeeesssssssss! Elle modère tout de même mon enthousiasme, sadique en lachant un, enfin, on va quand même voir s'ils ne se désistent pas d'ici demain. Damned! Je sais qu'elle a raison, alors je ronge mon frein, mais ce soir-là, après avoir appelé Alain (j'appelle déjà mon futur proprio par son prénom, vu le nombre de coups fils échangés) pour lui annoncer la bonne nouvelle et convenir d'un rendez-vous pour la signature du bail de lendemain soir, c'est la fête dans ma tête et je suis sûre que je me suis endormie le sourire aux lèvres. Ce qui me rend encore plus heureuse, c'est de savoir que le monde est petit mais bien fait, car figurez-vous que ce couple providentiel qui nous sauve la mise, et bien ce sont ceux-là même qui ont bien failli nous griller. Je m'explique, après que je l'ai appelé, Alain me rappelle, en m'expliquant qu'il a prévenu les personnes qui souhaitaient visiter son appart et qu'il avait "mises en attente" en quelque sorte pour mes beaux yeux, enfin du moins le temps qu'on voit s'il y avait moyen qu'on refile notre logement rapido. Il me dit aussi qu'ils ne sont pas du tout déçus, car ils ont déjà trouvé un logement. Je vous le donne en mille, le nôtre... C'est dingue, non?

Le lendemain, contre toute attente, fut également sous le signe du stress et de l'incertitude. Il était convenu que les nouveaux arrivants passent vers 10h pour déposer la caution, ce qui attesterait formellement qu'ils prenaient l'appart, et du même coup, que nous étions libérés de notre engagement. En sportive motivée que je suis, je me tiens à mon programme d'entrainement/fitness. Mon cours étant à 9h30, je sonne chez la proprio au passage pour lui demander de me confirmer qu'ils sont effectivement passés. Je rentre donc de mon cours toute guillerette, je suis fière de moi, j'ai bien transpiré, je me suis donnée. Mais là surprise, Mme Robert n'est pas chez elle, je n'ai pas de mail, pas de message de confirmation. Alors un doute affreux m'envahit et s'ils n'étaient pas venus, et s'ils avaient changé d'avis...??? On a rendez-vous avec Alain et moi je lui donne pas 500 $ de caution et la moitié de notre 1er loyer si je suis pas sûre... Et mine de rien, cette incertitude me mine jusqu'à 17h, quand n'y tenant plus, je décide de faire quelque chose. J'appelle Mr Croze pour une réunion au sommet , parce que malgré tout, j'ai beau l'appeler l'inspecteur des travaux finis pour le charrier, Mr Croze est putain d'efficace quand il s'agit de gérer une situtation de crise. C'est son âme de consultant qui parle et on l'écoute. Il a une idée de génie, ben t'as qu'à appeler Alain, vu que lui il a le numéro des nouveaux, vu qu'ils devaient visiter son appart. Bon sang mais c'est bien sûr. Ni une ni deux je saute sur mon téléphone et j'obtiens la confirmation tant espérée. Ouff, bon ça y est, on signe le soir comme prévu et on rentre chez nous tout impatients d'être le 1er mai.

Et voilà, le 1er mai c'est aujourd'hui. Affaires emballées, ménage fait, reste à faire l'inventaire avec la proprio que j'attends et qui est bien sûr en retard. Avec des amis pour nous donner un coup de main et quelques aller-retours en bus, on devrait avoir acheminé tout notre stock d'ici 20h ce soir.

End of the story. Vous n'en pouviez plus hein? Allez, je vous laisse respirer, tchuss...

NB: on n'aura pas le net avant lundi prochain dans notre nouveau chez-nous. Patience donc pour ceux qui veulent nous skyper ou nous envoyer des mails.

Par Mme Croze - Publié dans : Au fil des jours
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 20:49

Salut la compagnie!!

Depuis que vous avons débarqué ici, je me suis mise, bon gré, mal gré, aux fourneaux! C'est bien normal, me direz-vous, vu que je ne bosse pas, que je mitonne de bons petits plats pour Mr Croze. Tout à fait. Moi ce que je préfère ce sont les desserts et les patisseries. D'ailleurs à la demande spéciale et expresse de celui-ci depuis ce jour, où bien inspirée, je lui ai fait des cookies, je lui prépare régulièrement des petites douceurs.

Justement hier, en préparant une fournée de financiers aux amandes, je me suis dit que ce serait sympa de vous livrer quelques recettes testées par mes soins.

Je vous livre la première (accros des petits gâteaux, on reste calme, au moins 2 autres recettes suivront, mais dans d'autres articles, autant faire durer le plaisir, non?)

Les Cookies de Marc (je ne sais pas qui est ce type, c'est juste que c'est comme ça que s'appelait la recette sur le site où je l'ai trouvée, mais je tiens à lui laisser la parternité de sa recette, s'il y tient le gars...)

C'est la recette ultra facile, rapide et in-ra-table. Les cookies ne sont pas toujours exactement les mêmes, selon que vous mettiez  du sucre semoule ou de la cassonnade, que vous preniez la peine d'aplatir un peu la pâte avec la dos de la cuiller ou que vous la laissez telle quelle, mais ils sont toujours excellents.

  • 1/2 tasse (125 ml) de beurre fondu
  • 1 oeuf
  • 1 c. à thé (5 ml) d'extrait de vanille
  • 3/4 de tasse (190 ml) de cassonade
  • 1 tasse (250 ml) de farine
  • 1/2 c. à thé (2 ml) de bicarbonade de soude
  • 1 tasse (250 ml) de pépites de chocolat 

Et là je vous sens perplexes... Des tasses c'est bien beau, mais, des petites ou des grandes tasses? Ah ah! Et ben oui vous voilà confrontés au même problème que moi quand je me suis mise en tête faire la cuisine. Sans balance et sans verre gradué, avec leur manie de tout exprimer en tasses icitte, laisse tomber! J'ai donc investi (1,50 $, je me suis pas ruinée) dans un verre gradué. Par contre, je suis condamnée (pauvre de moi) à utiliser des recettes québécoises car j'ai pas encore déniché la caverne d'Ali Baba qui vendait des verres gradués avec les mesures en grammes. Pour ceux qui veulent, je vous fait une conversion de tout ça en grammes, voilà, voilà:

  • 100 g de beurre fondu
  • 1 oeuf
  • 1 c. à thé (5 ml) d'extrait de vanille
  • 150 g de cassonade
  • 100 g de farine
  • 1/2 c. à thé (2 ml) de bicarbonade de soude
  • 200 g de pépites de chocolat (en fait j'avoue moi j'en mets plus, car je mets tout un paquet de 250 g, ben oui ici, ça se vend tout fait les pépites, pas besoin de s'escrimer à couper le chocolat en tout petits, petits morceaux)

Préparation

  1. Brassez (ou mélanger si vous préférez, le résultat sera le même) ensemble les 4 premiers éléments.
  2. Ajouter la farine et le bicarbonade de soude et brasser lentement.
  3. Ajouter les pépites de chocolat en mélangeant très peu (ou un peu plus si on veut pas se retrouver avec les derniers cookies sans pépites)
  4. Déposer sur une plaque à biscuits (une plaque qui va au four quoi. Dessus moi je mets quand même un papier cuisson, histoire de ne pas amputer mes merveilles d'un petit bout ou de devoir gratter la plaque à l'éponge comme une folle pendant des heures) environ une c. à soupe du mélange (par biscuit) et cuire 10 min au cour à 350°F. Si les degrés Farenheit, vous ne maîtrisez pas complètement (oh comme je vous comprends); pour vous ça sera 180°C ou thermostat 6. Pour mon four, c'est un peu plus long. Mais ça, je vous laisse le soin de vous adapter en fonction de votre propre matos.

16h, déjà? Tea time! A la prochaine!

PS: N'hésitez pas à me faire part de vos impressions après avoir essayé la recette!

Par Mme Croze - Publié dans : Dans mon assiette
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 00:00

Hello boys & girls!

 

Alors ça a mis le temps mais ça y est, je m'y mets, je vous fais le compte-rendu de notre weekend à New York City. On va essayer de faire suffisamment précis mais pas trop détaillé, histoire que ça soit pas trop rasoir. On s'en est donc allés rejoindre Marion et Aurélie qui, elles les veinardes, passaient une semaine dans la mégapole.

 

Jeudi soir 15 mars: Mr Croze et moi prenons notre mal en patience dans la file d'attente pour embarquer à bord de notre car Greyhound. On nous avait dit d'arriver bien avant l'heure du départ, vu le monde devant le quai 17, le nôtre, bien nous en a pris d'écouter ce sage conseil. Enfin ça y est notre tour arrive, on s'installe pour 8 heures de trajet. Confort relatif, mais bon, vu le prix des billets, on va pas faire les difficiles.

 

Je vous passe les étapes agréables du style: passage de douane, arrêt remplissage du réservoir au milieu de nulle part (mais où étrangement, il est absolument interdit de prendre des photos), pause pipi du chauffeur, qui nous réveille à chaque fois, pour nous beugler dessus et nous diriger comme du bétail. Bétail très docile, pas de rébellion du côté des boeufs et vaches tout ensommeillés.

 

Vendredi 16 mars 8h00: Nous y voilà! On a quand même réussi à dormir quelques heures, enfin pour ma part du moins, grâce à Mr Croze qui m'a gentillement laissée dormir sur lui. On sort de la gare, et bam! C'est le choc de la rencontre avec la ville. J'en prends plein la vue. Ecrans géants, grattes-ciels qui n'en finissent plus... Faut préciser que le terminus d'autobus est à deux pas de Times Square et que c'est précisément dans le quartier que se situe notre hôtel, le Novotel. Trop bien joué de la part de notre organisatrice, Marion. Je ne saurai que trop vous le recommander si vous voulez passer quelques jours dans la Grosse Pomme; c'est un excellent rapport qualité/prix en plein coeur de Manhattan.

 

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Premier contact avec la Big Apple


Au programme de la journée, après un solide petit déj chez Starbucks (where else?), on se dirige vers le sud de l'île pour prendre le ferry afin d'aller admirer la Statue de la Liberté et de visiter Ellis Island. Je précise qu'on fait tout ça à pied, bien sûr, comment mieux profiter d'une ville? On doit quand même piquer un sprint pour arriver sur le quai, on s'est un peu trop attardés en chemin pour tout admirer, alors on embarque dans le ferry tout essoufflés, mais tous sourire, ouf, on l'a pas raté!

 

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Le Flat Iron, eh ben oui, comme son nom l'indique, c'est un fer à repasser...


La Grande Dame est magnifique, voyez donc par vous-mêmes. On la mitraille sous toutes les coutures, on pose avec elle, et l'on me trouve une certaine ressemblance avec elle. Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour amuser la galerie...

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Le site d'Ellis Island est impressionnant, c'est très grand, et très petit à la fois quand on sait le nombre de gens que les bâtiments pouvaient contenir. Par certains côtés, on dirait vraiment une prison. Je suis plutôt émue de me retrouver là où tant de gens ont attendu qu'on décide de leur sort, le coeur plein d'espoir de vivre le rêve américain. On peut pas vraiment dire que depuis les choses ont évolué dans le bon sens, chez nous, on parque les gens aussi, dans des centres fermés, mais eux savent déjà qu'ils n'ont rien à attendre de leur "terre d'accueil". C'est retour à la case départ.

 

De retour sur la terre ferme, on met le cap vers China Town et Little Italy, en faisant un crochet par Ground Zero. Pour sûr ça porte bien son nom, ça pourrait même s'appeler Ground -20 tellement le trou laissé par les deux tours est énorme et profond. On aimerait bien voir de plus près mais tout est barricadé et on ne peut pas vraiment voir jusqu'en bas. La visite du site est payante, tant pis, c'est peut-être un peu platte mais on va pas payer pour voir du "vide". Le site deviendra bientôt une sorte de petit parc avec deux plans d'eau carrés à la place des tours.

 

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Ground Zero 

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Petit interlude poétique dans un parc 


On continue à marcher, puis on se déniche un petit resto bien sympa, dont j'ai oublié le nom, désolée, où je me régale de raviolis au potiron. Au diable le régime pour ce soir, je suis la seule, mais je craque pour un dessert: un carrott cake moelleux, qui fait autant le bonheur de Marion que le mien! ;-). Retour à l'hôtel en métro, puis on marche encore un peu jusqu'au Rockfeller Centre. Mais la fatigue commence à avoir raison de nous, alors on file au lit, et on s'endort presqu'aussitôt, crevés et ravis de notre journée.

 

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Vue du Rockfeller Centre


Samedi 17 mars: Sortez tout ce que vous avez de vert, préparez-vous à boire des bières, c'est la St Patrick! Avec mon manteau vert fluo, d'ordinaire, je ne passe pas vraiment inaperçue mais là, je me fonds dans la masse et je suis devenue super pote avec tous les fêtards. Mais il fait beau et chaud, alors je ne tarde pas à m'en débarasser. On se rend sur la 5e Avenue, d'où part le défilé. C'était absolument pas calculé de se trouver là à cette date, mais c'est bien le fun de voir tous ces gens tous verts et surexcités. Toute la police de la ville défile, les pompiers, les clans et grandes familles irlandaises, ça en fait du monde! On s'attarde un moment, puis on continue notre programme de visite.

 

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La Fièvre Verte...


Avec le défilé, ça bouchonne sévère à tous les coins de rue, mais on finit par arriver au pied de l'Empire State Building. Allez zou, ascenseur jusqu'au 86e étage! Là, tout Manhanttan est à nos pieds, et comme le soleil est au rendez-vous, la vue est vraiment imprenable. C'est complètement fou de se dire que le bâtiment fut construit en un an seulement (en 14 mois d'après l'audio-guide, mais on la soupçonne d'être marseillaise, alors on lui fera pas trop confiance). On se régale avec nos appareils photo, puis on pousse jusqu'au tout dernier étage, le 102e.

 

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Après être redescendus sur terre, on prend le métro direction Central Park, pour un petit pique-nique. Quel bonheur de prendre un peu le soleil. On finit par lever le camp, en s'extasiant au passage sur un adorable écureuil tout mimi (j'ai pas le temps de sortir mon appareil, mais bon j'ai les mêmes à Montréal, je les vois de ma cuisine, alors vous y aurez sûrement droit prochainement). On reprend à pied la direction de l'hôtel, ce qui nous permet ainsi d'arpenter la partie nord de Manhattan. On marche sous le soleil, la ville est vraiment belle.

 

Tout ça donne des idées à Mr Croze, hein ma chérie, on pourrait se louer un appart ici pour les vacances, pendant un mois, avant de rentrer en Europe? Ben tiens, comme si j'allais dire non. Je suis déjà sous le charme.

 

 

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Avec Marion, on se déniche une petite maison à notre goût, on s'y voit déjà. Le loyer, ah ben, oui mais bon, on a le droit de rêver non?

 

Une fois de retour à Times Square, on en profite pour faire des photos et un peu de shopping. Mais où est-ce qu'on peut bien aller se régaler? On vote pour un italien, la Trattoria Del'Arte, à quelques rues de notre hôtel, fameux pour ses énooooooormes pizzas. D'entrée, on nous explique que les pizzas sont plus aussi énormes, dommage, le guide est donc plus tout à fait à jour, mais déjà sur le buffet des desserts, le gâteau à la meringue me fait de l'oeil. Après une délicieuse pizza à la croûte super fine cuite au feu de bois, on se fait distribuer des morceaux de chocolat aux amandes pour patienter en attendant notre dessert. Cette fois-ci, mes compères ne me laissent pas tomber, craquage général sur le dessert. La palme me revient avec un gâteau meringué de 15 cm de haut (que j'ai pas pu finir...), Marion se décide pour la tarte au citron, intensément citroné, et je n'ai pas de regret car le tiramisu de Mr Croze et d'Aurélie ne vaut pas celui de ma marraine.

 

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Vue de Times Square du haut de ses escaliers


St-Patrick oblige, on se dégote un Irish pub où déguster une petite mousse.

 

Assez bouffé et bu, et si on allait retrouver les bras de Morphée? Demain, pas le temps de visiter, on reprend le bus pour Montréal dès le matin. Mr Croze et Marion trouvent le courage de ressortir pour une petite marche digestive et ils ont une vision étrange, un coin du ciel new-yorkais est devenu tout vert. Même si on se croit dans un film dans cette ville, ça peut pas être un coup du Joker... Mais non voyons, c'est la petite touche finale en l'honneur du saint patron irlandais. 

 

 

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Avouez que ça fait très Batman comme ambiance, non?

 


Sur le chemin de la gare d'autobus, on passe chez Starbucks, fournisseur officiel de nos petits-déj pendant tout le séjour, pour s'acheter de quoi se rassasier. C'est déjà l'heure de se dire au revoir...

Par Mme Croze - Publié dans : Au fil des jours
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